Partagez | 
 

 Le regard de l’ange pleureur. (BG Jäwell)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jäwell Lame d'Argent
Lien d'Ombre.
avatar


Statut au sein de l'Ombrae
Race.: Vampire
Rang.: ??
Xp.:
200/200  (200/200)

MessageSujet: Le regard de l’ange pleureur. (BG Jäwell)   Dim 4 Sep - 9:45



Je ferme les yeux, l’odeur du sang monte à mes narines. J’entends le bruit de la pluie. Je vois un homme penché sur moi. Je souffre. Le sang qui imprègne mes vêtements colle à ma peau. Brusquement, je meurs.
J’ouvre les yeux, elle se trouve là en face de moi. Pourtant je sais, elle n’est qu’une illusion. Elle souffle mon nom, j’avance ma main en vain.
Des larmes coulent sur mon visage et se mêlent à la pluie. Je sens qu’il ne reste que deux d’entre nous. Dagaz et moi sommes les derniers. Notre lutte aura bientôt sa fin. L’un de nous devra mourir. Ai-je la force ? Ai-je l’envie ? L’odeur de la mort se fait sentir, je vais aller me rafraichir peut-être disparaitra-t-elle ainsi.


Jäwell se mit nu et plongea dans le lac sans fond de la cité d’or. Tout n’était plus qu’une question de temps avant que tous ne tombent et que les deux titans ne s’affrontent. Pour lui, l’âge du combat était déjà annoncé.
Doucement les souvenirs s’emparaient de son être et tout se modela afin de lui montrer une certaine époque de sa vie.

La pluie coulait sur mon visage. J’étais si seul, le bâtiment devant moi était peuplé, j’entrais. Des centaines de personnes se retournaient, ils semblaient m’avoir attendu. Mon regard rouge, ma peau blanche, mes griffes sombres et mes longs cheveux noirs contrastaient avec la vivacité des gens autour de moi. L’odeur du sang montait jusque mes narines, je soufflais tel un bœuf après l’effort.
J’avais soif.
J’avançais dans la foule, tous s’inclinèrent sur mon passage.
Oui, j’étais leur prince. Mon nom était Jäwell Lame d’Argent, le prince noir de la cité qui dort.
Ceci était mon palais, ils riaient, se goinfraient, parlaient et dansaient dans mon palais, mon si beau palais. L’un d’eux s’avança et m’adressa un salut respectueux. Il s’inclina si bas que je ne résistais pas à l’envie de lui trancher la tête. Ce fut le silence brusquement, l’on entendit que le bruit du corps inanimé tomber au sol. Puis, ils hurlèrent, terrifiés. Tous fuyaient, courraient dans tous les sens. Si lâches, j’avais combattu avec leurs ancêtres. Nos avions donné des vies pour ce royaume et ils s’affolaient pour un mort. Seulement une tête coupée.
Un puis deux puis trois et tous tombèrent. Il n’en resta qu’un. Un démon lui aussi. Son bâton à la main, il incanta un sort. Je me le pris et fut projeté contre une colonne.

« Tu as perdu la tête Jäwell » annonça t-il.
Il s’agissait de Miroïr, le prince blanc, mon frère.
Furieux je fonçais sur lui épée en main, il perdit le combat rapidement.
Un mage ne lutte pas contre un maître de guerre.
Je pris son corps inconscient, découpais ses vêtements et tranchais dans son dos le sceau de notre famille. Puis je le pendis au dessus de ma porte d’entrée.
Aujourd’hui encore, l’on entend parler du massacre des citoyens de la cité qui dort. Personne n’osa s’y aventurer, à part le roi de la cité voisine. En pleine expansion, envoya une armée conquérir mon royaume, pensant que plus personne ne hantait ces lieux.



Dernière édition par Jäwell Lame d'Argent le Dim 4 Sep - 15:08, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.wix.com/lemoinejulie/les-lames-dargent
Jäwell Lame d'Argent
Lien d'Ombre.
avatar


Statut au sein de l'Ombrae
Race.: Vampire
Rang.: ??
Xp.:
200/200  (200/200)

MessageSujet: Re: Le regard de l’ange pleureur. (BG Jäwell)   Dim 4 Sep - 9:46

L’épopée des mille deux cent secondes.



L’air était froid et sec ce matin là. L’on sonna le cor et deux cent quarante soldats passèrent la porte d’entrée de la cité qui dort. Arlack fut le premier, la sueur envahissait son visage. Ses mains étaient brûlées par le cuir de ses rênes qui frottaient contre ses gants en mailles. Il ouvrit la bouche et entonna un chant de guerre. Les soldats derrière lui suivirent. Il était un maître de guerre, il menait ce siège. Arlack se retourna. L’horreur apparut sur son visage. Un soldat était à terre, la ville était déserte. Il suffit de cinq secondes après être entré dans la ville. Peu après un autre tomba, raide mort et ainsi de suite. En dix minutes, cent vingt soldats avaient déjà péri. La moitié de l’effectif.
Arlack observa les alentours, aucun archer, aucun magicien en vue.
Tous paniquaient, le palais était droit devant eux, à quelques mètres. Ils se mirent à courir, le sort semblait frapper au hasard.
L’adrénaline montait en eux. Ils ne voulaient pas périr, pas ainsi…
En se rapprochant du palais une odeur de morts en décomposition envahissait leurs narines.
Le brouillard se leva. La nausée montait à la gorge d’Arlack. Il vit quelques uns de ses soldats s’arrêter pour rendre, ceux-ci tombèrent.
Dans cette course effrénée contre la mort certains tentèrent de fuir vers les portes extérieures.
Cinq secondes… Il y avait un mort toutes les cinq secondes…
Aucune place pour le doute il fallait se hâter.
Arlack trébucha, il vit à ses pieds une femme et son enfant, du moins ce qu’il en restait.
Arrivés au palais, les soldats restant furent horrifiés. Un homme était pendu en haut de la porte.
Il bougeait encore. Ses cheveux étaient d’argent, ses yeux étaient rouges sang. Il était nu et son corps blanchâtre contrastait avec les ténèbres environnantes.
Arlack connaissait ce visage. Il avait lu dans des livres de légendes.
Miroïr, le maître illusionniste, frère du prince noir, puni pour l’éternité, maudit pour la convoitise du trône.
Il est fou de se dire que le destin peut frapper n’importe qui, n’importe quand.
Il suffit d’une seconde. Le temps a-t-il une si grande importance ?
Certains passent leur vie à attendre que les choses bougent, pour d’autres le sort s’est joué en une fraction de seconde.
Agir, il faut seulement agir et laisser la main céleste réfléchir pour nous.
On donna la faculté de penser à l’homme.
On lui offrit les sentiments. Cependant est-ce un si bon atout dans ces moments là ? Le sol était jonché de cadavres. Le tableau et la situation peinte était une abomination.
Arlack eu une impression de dégout, son roi l’avait mené à la mort.
Un roi à qui il avait fait allégeance, un roi qui cette fois, avait eu trop peur pour venir avec eux.
Il vit devant ses yeux l’image de sa femme et de son fils qu’il ne reverrait jamais. Il les avait abandonnés, car même si une lueur d’espoir le poussait à continuer, il savait au fond de lui qu’il ne s’en sortirait pas vivant.
Peut-être son âme serait en paix, peut-être attendrait-il son épouse dans la ville du guerrier en paix.
Il vit son fils courant dans le près qui bordait la forêt paisible des environs.
Arlack compta rapidement les survivants, ils étaient cinq.
C’était la fin, il ne restait que les chefs de guerre.
Peut-être le prince noir laisserait il une chance aux plus valeureux.
Arlack sentit que son esprit s’embrouillait, des larmes coulèrent sur son visage, il était prêt à porter allégeance à un autre roi afin de sauver sa vie.
Il passa la seconde porte du palais. Devant lui, le prince était assis, son imposante silhouette se leva.
Il afficha un sourire. Arlack se mit à hurler.

« Épargnez-moi ! »
Le prince se mit à rire à gorge déployée.
« Alors les hommes d’aujourd’hui ont si peur de la mort ? Je n’ai nul besoin de serviteurs aussi lâches. »

Et c’est ainsi que le prince noir protégea sa ville. Arlack entra dans le palais et vit l’homme aux longs cheveux noirs, le regard ténébreux, avant de tomber à son tour sans avoir pu l’atteindre.
Errant dans les limbes à jamais, ce visage inscrit dans son âme, le damnant

Revenir en haut Aller en bas
http://www.wix.com/lemoinejulie/les-lames-dargent
 

Le regard de l’ange pleureur. (BG Jäwell)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» « Et si l'on croise le chemin, le regard d'un ange. » || Rivière Étoilée ♥ || Terminé.
» Présentation d'un guerrier horrible mais quand on le regard on croirait un ange..
» Ange gardien
» Une Danse avec l'Ange Démoniaque, Nyx Hela
» Reshiram l'ange céleste :P Je m'y crois

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ombrae Victum In :: 
 :: Le Confessional
-